02/02/2015

une famille en or : Les Desclaux

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Malgré le froid pluvieux d'une soirée de fin janvier, tout le monde était là pour assister à la remise du Mercure d'Or, attribué à l'entreprise Anchois Desclaux : une entreprise familiale depuis cinq générations.
Cérémonie solennelle avec la présence de nombreuses personnalités, mais aussi chaleureuse, sympathique et même émouvante : les Desclaux savent recevoir, peut-être parce-qu'ils ont beaucoup donné et Mercure n'est-il pas le dieu du commerce ainsi que la planète la plus proche du soleil ?

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Le film de Jo Figuères est projeté aussi lors de visites à la boutique.



Un petit film réalisé par Jo Figuères était projeté en préambule : l'histoire de l'Anchois de Collioure de 1903 à nos jours. Les barques catalanes, les ravaudeuses de filet, puis les chaluts ... et la merveilleuse adaptation des Desclaux qui ont su chaque fois faire les bons choix pour perpétuer ce merveilleux savoir-faire et pérenniser la célébrité de notre petit engraulidé Colliourenc. Même si l'anchois se fait de plus en plus rare en Méditerranée, les stocks viennent aussi de l'Atlantique et l'effiletage, la maturation et le saumurage sont la particularité de la salaison des anchois à la Colliourenque.

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Ensuite Jean-Pierre Navarro, président de la CCI de Perpignan et des Pyrénées Orientales, a rappelé ce qu'est un Mercure d'Or : une récompense des meilleurs commerçants de France, reconnus pour leurs performances selon différents critères : dynamisme, innovation, formation des jeunes, création d'emplois et contribution au développement économique de leur ville. Le jury national qui décerne ces Mercures d'Or tant convoités est présidé par le président de CCI de France.
Bernard Fourcade, président de la CCIR Languedoc-Roussillon, a insisté sur la difficulté à obtenir une telle récompense et exprimé sa joie et sa fierté que cette haute distinction récompense la «  Maison Desclaux  » pour ses cent-dix ans de travail et d'inventivité.

Puis il y a eu Jean-Marie Malherbe, directeur général adjoint du Crédit Agricole : Monsieur «  Labanque  » comme l'appelle Rémy Desclaux, qui a évoqué le rôle essentiel d'un partenariat fidèle.

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Rémy et Monsieur Labanque : Jean-Marie Malherbe du Crédit Agricole.



Michèle Roméro - première adjointe à la mairie de Collioure - a résumé tout ça; Michel Moly était là pour la construction de la nouvelle usine en 1998 sur la zone de Cap Dourats sur les hauteurs de Collioure; madame la préfète, toujours présente pour féliciter les forces vives de ce département dont elle est très fière a souligné l'élégance du geste artistique de la disposition des anchois en couronne dans les bocaux et enfin, Rémy Desclaux est intervenu pour conclure toutes ces mondanités.

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Un vrai pro, ce jeune Rémy. Après les remerciements d'usage il a su déclamer toute son admiration à ses ascendants avec beaucoup d'humour et de tendresse. Rugby, viticulture, et même peinture ( les Desclaux sont des collectionneurs éclairés) il sait allier les bonnes valeurs traditionnelles aux nouvelles technologies pour développer la vente en ligne et se tourner vers l'avenir avec enthousiasme et entrain.
 
On a eu aussi la séquence émotion avec François qui a rendu hommage à son arrière grand-mère : Anna Serre qui a travaillé à l'usine de salaison depuis l'âge de dix ans jusqu'à la fin de sa vie.

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Une totale réussite, cette soirée, surtout que le buffet concocté par le traiteur Philippe Mèle de Canet était lui aussi à la hauteur avec en vedette bien sûr les anchois Desclaux.

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Robert : La Classe.

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François : L' Emotion.

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Rémy : La Relève.

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La boutique dirigée par Annie.

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Qui pourra peut-être se reposer un peu ...

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Anchois Desclaux, 114 carrefour du Christ, Collioure. www.anchoisdesclaux.com


Claude Vitou

27/06/2014

the Hair artist in Collioure

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C'est un petit salon, situé au numéro 17 de l'avenue de la gare. Ambiance amicale, presque intime, pourtant le maître des lieux possède un très grand talent récemment récompensé par des prix prestigieux.

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Il s'agit de Florian Nou, qui après un long passage à Céret dans le salon de Jean-Marie Abat, est venu s'installer à Collioure en juin 2011. Sa clientèle du Vallespir et de la Côte Vermeille l'a suivi. Connaisseuse, elle apprécie son coup de ciseaux désormais internationalement reconnu.

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Florian Nou a en effet remporté le concours national «  All Star Challenge American Crew  », il est donc champion de France 2014. Cette victoire a été remportée sur 48 candidats de toute la France, pour sa coupe «  Dandy chic » qu'il a nommée «  Authentique  ».Il a été sélectionné parmi les quinze meilleurs du monde par un jury américain.

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La coiffure est très élégante, sobre et impeccable, et la barbe dure, style maharaja est adoucie par une moustache souple qui frise légèrement sur les côtés.
Mais du haut de ses vingt-huit ans notre champion a aussi remporté le «  Best men's hairfashion » d'Estetica magazine, qui s'est déroulé à Lisbonne le 28 avril devant trois mille personnes. Il va d'ailleurs faire la couverture prochainement de ce prestigieux magazine en tant que «  top trois mondial  » !

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Notre coiffeur artiste reste modeste malgré tous ces honneurs : son plus grand souhait est de garder son salon ouvert pendant encore au moins quarante ans à Collioure ...

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Le salon est situé 17 avenue Aristide Maillol. Renseignements : 0468981660.

Claude Vitou

21/01/2014

l'IHEDN en séminaire

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L'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale passe quelques jours à Collioure pour son séminaire de rentrée.
Accueil chaleureux du maire Michel Moly, visite des monuments de la ville, conférences au centre culturel sur le panorama géo-stratégique actuel et exercices pratiques sur la plage du Voramar, entre le clocher et le château avec les soldats du CNEC - centre national d'entraînement commando 1er bataillon de choc.

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                                 Cet institut de formation est un établissement public administratif sous l'autorité du 1er ministre, qui fait appel à des experts plutôt qu'à des professeurs classiques.
Son directeur : le Général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne , souligne l'étendue des différentes missions de cet institut : plateforme interministérielle civile et militaire pour former, rassembler, et fédérer au niveau national ( 60 jours par an de formation ) et régional ( sessions de plus courte durée ). Il y a en moyenne 8500 auditeurs par an et 25000 journées auditeurs.   

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Les sessions orales couvrent un spectre large sur tout le territoire : session à Orléans le mois prochain.
Les débats de haut niveau sont ouverts sur le monde et ancrés dans l'espace européen. La mission de l'IHEDN est élargie aux questions de défense, de politique étrangère, d'armement et d'économie de défense.

Ce séjour à Collioure concerne 101 auditeurs dont 17 femmes : 31 militaires et 70 civils : élus, députés, sénateurs,ecclésiastiques, hauts fonctionnaires, médecins, responsables d'entreprises ....Tous sélectionnés ( 70 sur 300 candidats), motivés, en excellente forme physique ( les parcours du combattant spécialement aménagés ne sont pas de tout repos ) et intellectuelle : Ils devront restituer leurs connaissances en fin d'année pour la " validation" de leur stage.

               

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Leurs défilés en treillis dans la rue du Mirador et leurs exercices sur la plage animent le village, et leur présence  sensibilise la population pour une meilleure compréhension du lien qui existe entre civils et militaires.

Claude Vitou

04/05/2013

Deux champions pour trois médailles

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Les champions médaillés

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Les heureux récipiendaires : Guy Puig, Henri Manya, Cathy Puig, Jacques Manya.

2013 est une excellente année pour le domaine Manya- Puig triplement récompensé cette année.
En 1ere place sur le podium : un Banyuls Blanc de 2011. Il a obtenu la médaille d'or au Concours Général Agricole ainsi que la médaille d'argent au concours des Vignerons Indépendants.
Mais quel est son secret ?" Beaucoup d'amour, de travail et de patience avec les ceps de Grenache Blanc; de Macabeu et de Malvoisie vieille vigne"; explique Guy Puig très fier de son champion.


Sur la 2ème marche : un Banyuls 2003 a obtenu la médaille d'or au concours des Vignerons Indépendants : un mélange parfaitement équilibré de grenache noir et de grenache gris élevé dans des foudres centenaires.

Ces médailles sont la fierté des quatre associés dans cette aventure et contribuent grandement à la renommées de notre cru et donc de notre village.
Renseignements, informations : 0468980259.

Claude Vitou

30/03/2013

C'est le moment de planter la vigne

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Lundi 11 mars : le soleil est voilé, la température est douce, il n'y a pas de vent : Guy Puig du domaine Manya Puig a décidé de planter les ceps de vigne avec une " tarière " sorte de marteau piqueur avec une vis sans fin. Cet engin pèse quand même plus de 25 kg, et si le terrain est rocheux, la fatigue se fait vite sentir. Ce système de plantation a remplacé la méthode à la dynamite ...

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 Il plante des greffés-soudés de grenache noir, chaque jeune cep est recouvert de paraffine pour le protéger et éviter le dessèchement.

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Le 1er fait le trou à la tarière, le 2e y dépose le greffé-soudé, et le 3e rebouche le trou à la pioche. La mécanisation reste très limitée : le mal au dos guette, mais la terre est meuble après ces fortes pluies, et le paysage est magnifique.

Et puis dans quelques années, la récolte donnera un banyuls excellent souligne Guy, fier de sa médaille d'or au dernier concours général agricole du salon de l'agriculture de Paris pour son dernier Banyuls Blanc.

Claude Vitou

31/10/2012

Ufana anime le Boramar

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A l'occasion des journées du patrimoine qui ont eu lieu les 15, 16 et 17 septembre et qui avaient pour thème cette année "le patrimoine caché", l'association  "Ufana, sardinal de Cotlliùre" a animé les quais du voramar en proposant aux visiteurs une exposition, des visites guidées ainsi que des promenades gratuites sur sa barque dans la baie de Collioure.

Cet évènement a tout d'abord débuté le vendredi après midi par la venue de plusieurs classes de l'école primaire du village. Les enfants de Collioure ont pu découvrir les gestes, les manoeuvres, les outils et le vocabulaire (en catalan!) qu'utilisaient les pêcheurs jusqu'à ces dernières décennies. De nombreuses questions passionnées, teintées de références familiales ont été posées, ce qui donnait une ambiance très conviviale sur le port.

Autre temps fort de ce week-end : les nombreux visiteurs qui ont pu faire des promenades en mer sur la barque (17 rotations en tout et 162 personnes embarquées gracieusement pendant les deux jours) . Ces escapades se sont prolongées par la visite du stand de l'association, qui comprenait une exposition sur la restauration récente par l'association de l'UFANA; un panneau sur l'atelier des barques de Paulilles; des documents présentant la restauration de la goëlette de Miguel Caldentey; ainsi qu'une présentation de matériel ancien d'accastillage prêtée par des marins de la côte vermeille.

Cela a donné l'occasion à  beaucoup de  Colliourencs de raconter les souvenirs qu'ils avaient de la barque de leur grand-père sur laquelle ils n'avaient jamais pu monter parce qu'ils étaient trop jeunes. Avec un brin de nostalgie mais avec beaucoup de plaisir ils sont montés à bord pour évoquer toutes ces histoires de navigation qu'ils n'ont jamais oubliées.

 L'autre moment exceptionnel a été la présence de René Esquerre, officier de marine de Port Vendres, qui du haut de ses 96 ans révolus et toute sa détermination a tenu à remonter sur une barque catalane. Celui-ci regrettait, après une promenade d'une heure, " que ce soit déjà fini" lorsqu'il a fallu revenir au port. René a fait sa carrière dans la Royale sur divers bâtiments. Il nous a montré son érudition devant le croiseur Commandant Ducuing dans la rade de Port Vendres.

Ce week-end s'est déroulé sous les auspices de la DRAC du Languedoc Roussillon qui organisait ces Journées Européennes du Patrimoine et fait partie d'un itinéraire "patrimoine maritime" organisé par toutes les associations de la côte catalane.

Une réussite à réitérer!

Claude Vitou

26/04/2012

Notre encadreur nous manque

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Robert Bonet.

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Photo Marc Gilmant.

Mais Robert a rangé tous ses outils, toutes ses baguettes; pour assurer durant la saison la réception de l'hôtel : La Bona Casa, 20 av de la République : Photo 2.
Pendant 25 ans il a encadré tout Collioure ! Dans 5 ateliers différents, toujours au centre ville, au hasard des possibilités des baux commerciaux...

Ce n'était pas toujours facile de changer de lieu si souvent, mais la clientèle suivait toujours...Une fois le tableau acheté, il fallait bien l'encadrer ! Mais comment allons-nous faire désormais ?
Robert devrait écrire un livre avec toutes les rencontres qu'il a faites; tous les travaux effectués en collaboration avec les artistes, toutes les anecdotes qu'il a en réserve ...
Une légère émotion passe à l'évocation de son travail avec MA2F ( Marc-André 2 Figuères ); un petit sourire pour le mauvais caractère de Julien Py qui ne supportait pas la concurrence; une certaine amitié pour Louis Lasbouygues.

Il a bien connu aussi Pierre Chartron , Camille Ferrer, Tadet Boronski,Balbino Giner. Tous ces peintres qui ont marqué Collioure et qui ont participé à sa renommée.

Le Château et le musée.
Robert a aussi travaillé pour la grande exposition " Matisse " qui a eu lieu en 2005. On a fait appel à lui pour encadrer le portrait de Terrus.

Et pour le musée, il a confectionné des cadres en chêne, avec des fonds de cadre pour pouvoir passer d'une exposition à l'autre, avec différents " passe-partout ".

Quand on travaille pour un musée il faut se déplacer : les oeuvres n'ont pas quitté leur lieu d'exposition, c'est Robert qui s'est déplacé : disponible, agréable, souriant...
" - Robert, est-ce une révérence définitive ? "

Réponse énigmatique : " Il ne faut jamais dire jamais ". Affaire à suivre : Robert n'a pas jeté tous ses outils.

Claude Vitou