16/10/2014

Le roi Fifi s'est installé au Château Royal

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Il s'agit de Philippe Laborderie, plasticien, qui expose ses peintures et ses sculptures au Château Royal jusqu'au 26 octobre.

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Une exposition très importante pour un artiste au sommet de sa gloire : toutes les salles du casernement du château sont remplies de reines et de rois - thème de l'expo - , de chevaux, de châteaux forts ... et de nounours - petit clin d'oeil de l'artiste puisque ce sont des ours des Pyrénées.

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Diplômé depuis trente-cinq ans déjà de l'Ecole Supérieure d'Expression Plastique de Perpignan, Fifi est intimement lié à Collioure. Ses attaches sont solides et il est là, tout l'été, au pied du château où il expose sa galerie de «  collages de poissons ». Il s'est investi aussi dans la fanfare des Bizar's où il joue du soubassophone.
Mais aujourd'hui il est le roi du château. Le vernissage très convivial a eu lieu vendredi 19 septembre et ce fut un vrai «  sacre  ».

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Il faut dire que l'artiste est très sympathique, très populaire, et que malgré un fan club important il est resté très simple, accessible et modeste. Il présente son travail comme quelque chose d'évident, qui s'imposerait à lui de façon naturelle, sans sophistications, ni règles, ni chapelles, ni genre, ni style. Il agit par ajouts, collages, grattages, toutes une série d'actions physiques, le long d'un cheminement que le spectateur peut refaire.

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Le résultat est vraiment spectaculaire et cette exposition à ne manquer sous aucun prétexte.
Le château est ouvert tous les jours de 10 h à 18 h. tel : 0468820643.
Renseignements, informations : 0682659018 www.philippe-laborderie.com

Claude Vitou

un mur en pierres sèches inscrit aux monuments historiques

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Il force notre admiration chaque fois qu'on passe au niveau du portail du Fort Dugommier : Deux mètres d'épaisseur, quatre mètres de hauteur sur vingt mètres de long, ce mur reconstruit selon les techniques ancestrales  est un monument à lui tout seul.

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Ainsi que le glacis sud qui a été entièrement nettoyé de sorte que le Fort Dugommier est de plus en plus visible, surplombant Saint Elme, de toute sa masse imposante.

Le glacis total de Dugommier s'étend sur deux hectares et comprend des chênes dont le liège a été levé.

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De la-haut, la vue est vraiment extraordinaire, sur Collioure

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Sur Saint-Elme

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Ou sur Fort Béar

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Chaque été depuis dix-huit ans maintenant, trois équipes de bénévoles recrutés via la fédération nationale Rempart participent à la reconstruction de ce fort, témoignage architectural et historique de Collioure qui retrouve peu à peu sa place dans notre paysage.
Autour du projet sont mobilisés plusieurs acteurs institutionnels locaux et nationaux qui travaillent en concertation : la DRAC ( direction régionale des affaires culturelles ), l'Europe, la ville de Collioure, la Fondation du Patrimoine, le Conseil Régional, le Conseil Général ainsi que les services du ministère de la Jeunesse et du Sport.
Il y a aussi des partenaires privés particulièrement actifs comme le Crédit Agricole Sud et les ciments Lafarge.
Pour des raisons évidentes de sécurité le chantier est interdit au public mais au cours d'une visite spéciale bien encadrée, nous avons pu nous rendre compte de l'énormité du travail accompli. Même si il reste encore beaucoup de reconstructions à finaliser et de déblaiements à accomplir, Dugommier se reconstruit petit à petit et on comprend de mieux en mieux l'utilité de chaque pièce.

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jointement des tourelles


Merci encore à tous ces jeunes motivés par la mise en valeur de ce précieux patrimoine historique.

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Claude Vitou

08/09/2014

leçon de sardane

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Pointez, posez, décalez, croisez ... pon pon pon ...
Les leçons de sardane prodiguées par la souriante Anne-Marie Weille et organisées par El Campanar Sardanista ont eu beaucoup de succès cet été.

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Au cours de stages de cinq jours, au centre culturel, Anne-Marie a montré à tous ses élèves avec une infinie patience à danser correctement de façon à oser rentrer dans une ronde. Et ça marche !

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Les sardanes en trois-sept ou bien en cinq-neuf n'ont plus de secret pour tous ceux qui ont assisté à ces cours, et qui attendent avec impatience la venue des «  Cobles  ».

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Alain Figuéras, président du Campanar, et Pere mateu, professeur de catalan sont toujours là pour constater les progrès des participants.


Prochain rendez-vous ce samedi 6 septembre, place du 18 juin à 11 h 30; ou bien cet hiver, pour d'autres leçons ...
Claude Vitou

15/06/2014

premier trophée des voiles latines

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Durant le week-end de Pentecôte, les 7 et 8 juin, a eu lieu le premier trophée des voiles latines de la Côte Vermeille.

Dix-sept barques ont fait la course. Le vent était fort et le spectacle magnifique.

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Nos belles catalanes nécessitent beaucoup de force et d'agilité.

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Cette manifestation a été réalisée à l'initiative de Marc Bataille, président de l'association " Ufana,sardinal de Collioure", association qui gère la barque " Ufana" de la mairie de Collioure.

La présence de nombreux sponsors, dont le CNEC ( Centre National d'Entraînement Commando ) pour la sécurité et l'UCAC ( Union des Commerçants et Artisans de Collioure ) pour le ravitaillement des participants a fait que la réussite de cette animation à la fois sportive et spectaculaire a été totale.

Merci à Martine Lance et à Olivier Nimier pour les photos.

Claude Vitou

12/06/2014

le jardin de la villa Palmar

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Ce n'est pas n'importe quel jardin. C'est le jardin de la villa Palmar, qui se trouve après le pont, sur la droite, quand on suit le Douy.
C'est un jardin extraordinaire créé par le célèbre botaniste Charles Naudin en 1870. Il avait en ce temps là planté des Jubaea Chilensis : des énormes palmiers cocotiers de la famille des arécacées, qu'il a fait venir du Chili.

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Naudin a trouvé là un endroit idéal à l'abri du vent et en présence d'eau pour acclimater ces célèbres palmiers aux feuilles pennées qui sont aujourd'hui sur la liste rouge de l'UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Il a créé alors son jardin privé expérimental.

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Aujourd'hui il ne reste que deux exemplaires des jubaea plantés par ce précurseur de la génétique moderne  ( 1956 est passé par là ), mais d'autres ont poussé grâce aux soins des propriétaires successifs et ce jardin d'acclimatation est devenu un magnifique écrin de verdure pour abriter l'exposition d'un groupe de six créatrices. L'événement a eu lieu samedi 7  et dimanche 8 juin sous le le nom de «  Palm Art  ».
L'invitation a donc été lancée pour une déambulation au milieu des palmiers géants, des bambous, des fougères anciennes,des buis énormes, des magnolias centenaires,des oiseaux de paradis ...

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pour découvrir les œuvres de Magali Rieder, Catherine Figuères, Nom d'une Chibouk, Sophie Gonzalès, Trois petits pois et Laurène Deloupy.
 Jardin de la Villa Palmar, ravin du Douy, à 400 m de la placette.

Cette déambulation fut tellement délicieuse et dépaysante que ce paradis insolite en plein coeur de Collioure ne devrait pas tarder à rouvrir ses portes. Informations, renseignements : jardinvillapalmar@gmail.com.

Claude Vitou

11/06/2014

le fort Béar

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On le voit de loin, ce fort, au dessus de Port-Vendres, mais son accès est interdit.

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Ce fort fait partie du système de défense imaginé par Séré de Rivières; avec des forts de retranchement et des redoutes capables de se défendre mutuellement, reliés par des routes stratégiques. Taillefer, La Galline, Les Cinq Cents ... La passe de Port-Vendres devait être bien protégée par de nombreux canons installés dans Fort Béar et capables de tirer à dix kilomètres.

Ce fort a aussi servi de phare avant la construction du phare actuel.

L'armée de l'air y a aussi installé des balises de navigation aérienne.

Il faut dire que la vue est unique.

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Vers Port-Vendres.

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Vers Paulilles.

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Vers la terre.

Depuis 1970 le CNEC l'utilise comme terrain d'instruction.

Malgré les nombreuses restructurations annoncées dans l'armée au niveau national, l'armée reste en terre catalane. Les Pyrénées Orientales constituent un point stratégique que l'armée veut conserver et même améliorer.

 Le seul centre d'entraînement présent sur notre territoire : le CNEC : Centre National d'Entraînement Commando 1er bataillon de choc va en effet être modernisé surtout au niveau du parcours du combattant  du Fort Béar.

Ce parcours est très impressionnant.

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Des murailles, des barbelés, un pont-levis imposant : la forteresse construite en 1879 paraît imprenable.

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A l'intérieur : un paysage de guerre. Des murs effondrés et brûlés, des cibles, des obstacles, des tunnels : c'est ce parcours très réaliste du combattant qui va être modernisé avec de nouvelles technologies.
Nos soldats entraînés et aguerris doivent en effet pouvoir s'adapter aussi aux moyens de combat actuels.

Claude Vitou

20/05/2014

collioure en 1905 racontée par Alain Ayats

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Samedi 3 mai à 17 h le centre culturel a fait le plein pour venir écouter le professeur Alain Ayats nous raconter la vie de nos ancêtres à Collioure au début du siècle.

C'est la sixième conférence qu'Alain Ayats donne pour l'association «  Les Amis de Collioure  » mais c'est toujours avec un grand plaisir qu'on vient l'écouter : un ton modeste, un certain recul, un humour décalé ... tout ce qui fait qu'on ne vient pas assister à une conférence mais plutôt écouter une histoire.
Une histoire du temps passé, d'après les travaux de Cécile Py et le recensement de 1901.
Il était une fois, en 1905, dans la petite ville de Collioure qui vivait tranquillement de la pêche et de l'agriculture, l'arrivée des chemins de fer ( en 1866) qui permirent les transports et les échanges. Il fallut alors agrandir la ville, démolir les remparts, construire une école ... Collioure devait rompre son isolement et il y avait aussi beaucoup de problèmes d'hygiène : beaucoup de bouleversements immobiliers donc, mais ce qui nous intéresse le plus c'est bien sûr la vie quotidienne des Colliourencs et c'est là que le conteur talentueux captive totalement son public.

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En 1901, il y a 2830 habitants à Collioure. Ils parlent catalan, ne vont pas longtemps à l'école, travaillent sur les bateaux ou bien la terre; sont commerçants ( 17 boulangers !), épiciers, cafetiers, cordiers, bouchonniers, tonneliers, négociants, saleurs, bergers, jardiniers, journaliers ... La plupart vivent de la mer, et environ une centaine vit exclusivement de la terre. Il y a aussi des militaires ( 110), des prisonniers ( une douzaine), des étrangers ( 68 espagnols). Il y a même un peintre, un certain Henri Matisse, qui arrive là, attiré par la couleur des paysages...un peintre parmi cent pêcheurs.

Mais les Colliourencs ne s'en préoccupent pas beaucoup : ils ont des problèmes avec les bateaux étrangers - italiens ou espagnols - qui viennent pêcher leur poisson ou bien avec les marsouins qu'il faut détruire sinon les saleurs vont faire venir le poisson d'Algérie !

Ils ne vont pas souvent à la messe, font beaucoup la fête, se battent entre habitants de la ville ( les riches) et ceux du faubourg ( les pauvres) et adorent la bagarre surtout en période électorale ... Ils quittent parfois Collioure quand la pêche est trop rare, émigrent en Afrique du Nord. Beaucoup partiront aussi à la guerre ...

Cette chronique du temps passé a été faite aussi grâce à un quotidien local : «  Le Roussillon » monarchiste, certes, mais la presse locale et les articles pittoresques qu'on y trouve ne sont-ils pas le plus merveilleux des outils pour un historien ?

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Applaudissements nourris du public.

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Bernard Lassère, président des amis de Collioure remercie Alain Ayats.

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Les photos du recensement de 1901 sont affichées au bar à côte de la salle polyvalente du centre culturel et le public pourra les consulter lundi 5 et mardi 6 mai de 9 h à 17 h et retrouver ainsi une trace de leurs ancêtres. Ensuite il faudra peut-être demander à l'accueil de la mairie pour pouvoir les consulter.

Claude Vitou