19.04.2010
Les 30 printemps de la Gymnastique Volontaire
Dernièrement, la présidente de l'association Gymnastique Volontaire Annette Cassagnères, en présence de Michel Moly, maire de la ville et de tous les membres sportifs ont célébré au centre culturel, le 30e anniversaire de la Gymnastique Volontaire de Collioure.

Bref aperçu historique. L'aventure sportive a débuté en octobre 1979 grâce à l'initiative de Cathy Florenza qui a souhaité créer une section de gymnastique volontaire. En répondant à un besoin spécifique de la population féminine et en mettant l'accent sur la découverte de ses propres capacités physiques et le plaisir de tisser des liens amicaux en toute convivialité, l'association s'est développée à vitesse grand V. Les premiers cours ont été divulgués par Madame Vauquelef dans une salle de la Prud'homie, prêtée gracieusement par la municipalité. Très vite, le bouche à oreille a fonctionné et la salle s'est avérée trop exigüe.
Ainsi, en 1981, les membres de l'association de gymnastique volontaire ont déménagé au gymnase de Mr Cortade, transformé aujourd'hui en établissement touristique. Puis, l'une des salle du Centre Culturel a accueilli tous les fans de 'Véronique et Davina'.
A partir de 1984, une nouveauté s'immisce avec succès dans l'entité : la gent masculine est désormais invitée à venir participer au cours du soir sous la direction de Raymond Gibergues qui a assuré le rôle d'animateur pendant dix ans.
Les mots de la nouvelle présidente. Cévénole de sang, née sur une terre au Patrimoine Historique riche, Catalane de coeur et d'adoption par son mariage, Annette Cassagnères a trouvé une autre terre également chargée d'histoire à Collioure. Elle a cité : « C'est ici que pendant 38 ans, à l'IME de la Mauresque de Port-Vendres, j'ai exercé en tant qu'éducatrice puis comme enseignante auprès d'enfants à problèmes. J'ai donc vécu des situations fortes, difficiles parfois, mais oh combien enrichissantes et inoubliables. C'est en puisant à travers mon expérience personnelle, que je souhaite apporter à tous l'enthousiasme, la tolérance, le respect de l'autre et l'amitié partagée. Cela prouve qu'avec un peu de soi au service de tous, on peut réaliser de belles choses. Préservons cette convivialité et cette entente sans failles qui règnent parmi nous ! »
La fête des 30 ans de la gymnastique volontaire a été clôturée par un apéritif convivial, un repas concocté par le traiteur Gilbert Nègre et une soirée dansante jusqu'au bout de la nuit.
Suite à la dernière assemblée générale, le bureau de la gymnastique volontaire est composé de : Annette Cassagnères, présidente; Christine Cautrès, trésorière et de Cathy Larranaga, secrétaire. Pascale Vilanove anime les cours de gymnastique douce et Anne-Marie Auter, ceux de la gymnastique tonique. Les cours de Gymnastique douce ont lieu le mardi et le vendredi de 10 h 15 à 11 h 15, quant aux cours de gymnastique dynamique, ils se déroulent le lundi et le jeudi de 20 h 30 à 21 h 30, le mardi de 18 h 30 à 19 h 30 et le vendredi de 17 h à 18 h.
Pour tous ceux et celles qui souhaitent rejoindre l'association, vous pouvez contacter la présidente Annette Cassagnères au 04 68 82 10 97 ou par courriel : annette.cassagneres@orange.fr. Christine au 04 68 98 08 19 (soir) et Cathy AU 04 68 22 27 78.
08:26 Publié dans ASSOCIATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gym, collioure
18.04.2010
Les belles Catalanes de Petit Louis

Ancien pêcheur vigneron, Louis Baloffi, 88 ans, surnommé par les Colliourencs Petit Louis, s'affaire depuis quelques années à la création de maquettes de barques catalanes. Portrait.

Petit Louis est un de ces anciens Colliourencs, qui ravigote les mémoires au travers de ses souvenirs de campagne de pêche ou de labeur dans les vignobles catalans. Il y a cinq ans, alors à la retraite, Petit Louis décide de léguer sa dernière barque Le Dominicain, sérieusement endommagée par un violent coup d'est, à l'association du Patrimoine Maritime Colliourenc, afin qu'elle soit restaurée et qu'elle puisse voguer à nouveau. Il vend également sa vigne.
Nostalgique de la mer. En juin 2006, le Dominicain flottait à nouveau, mais Petit Louis a comme une pointe de nostalgie envers la grande bleue qui l'a porté durant des années. C'est en piochant dans ses souvenirs d'enfance, que survient le déclic. Enfant, il a souvent observé le charpentier de l'époque, le vieux Bernadou, lorsqu'il réparait les barques des pêcheurs colliourencs. C'est donc naturellement, que depuis quelques années, il passe une grande partie de son temps libre à construire des maquettes de barques catalanes. Pour cela, il a aménagé sa cave en petit atelier et s'inspire de son vécu de vieux loup de mer ou de photographies et cartes postales anciennes.
Non moins de 50 heures de travail sont nécessaires pour réaliser une barque : « Au début, le enfants qui se rendaient au club de voiles s'arrêtaient et me regardaient travailler, émerveillés de découvrir qu'avec un peu de matériel, on pouvait réaliser de magnifiques bateaux. Tous m'ont encouragé à poursuivre cette passion.Conforté, Petit Louis s'est donc équipé d'outils et de matériaux rudimentaires tels que : râpe, couteau, pince, colle à bois, peinture, papier de verre, vernis... "J'achète le bois, pour réaliser la carcasse composée de la quille, d'étrave et de membranes. Ensuite je borde la carcasse, avec des morceaux de cagettes espagnoles que j'ai récupéré au préalable. Pour la voile, j'utilise des vieux draps en lin que quelques personnes m'offrent, avant je teintais mes draps en coton blanc avec du thé. Je couds les pans à la main en respectant la tradition de la fabrication des voiles latines ».
Travail minutieux. La passion de Petit Louis implique une minutie au niveau de la gestuelle, mais également une rigueur au niveau de la mise en place des détails de la barque catalane. Rien n'est laissé au hasard : les drisses (cordages de pêche pour hisser la voile), le gréement, la poulie, la trosse (renfort de la mâture), l'ascota (l'écoute), l'estrop (ficelle qui tient l'aviron), le gouvernail et les rems (avirons) et donnent une impression de réalisme étonnant, il ne manque plus que les pêcheurs à bord ! A la demande d'amis, il invente un nom de baptême pour ses chefs-d'oeuvres maritimes.
Pour l'ami Jacques. Petit Louis a réalisé des maquettes de barques catalanes pour ses amis et notamment Jacques Perrin, célèbre réalisateur et comédien. Entre les deux hommes, existe une longue histoire d'amitié, à tel point que l'acteur a demandé à Petit Louis de réaliser une barque miniature pouvant vraiment flotter ! Un défi relevé avec brio: le concepteur a ainsi plastifié l'ensemble de sa maquette et l'a lesté avec du plomb en fond de cale afin qu'elle ne chavire pas. Petit Louis a testé ce prototype au bord de l'eau, face au clocher. Miracle, la barque a flotté sans encombres. Quant à Jacques Perrin, il a promis de faire voguer la catalane au fil de l'eau des jardins du Luxembourg. Voilà qui ne manquera pas d'intriguer ou de passionner les Parisiens !

Texte et Crédits Photos Barbara Delacre.
12:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : catalane, miniature, bateau, savoir faire
Rendez-vous avec Shakespeare et Molière

Dernièrement, la 15e après-midi d'échanges franco-anglais a eu lieu au Café Sola de Collioure et a été organisée par Eve'solutions. Une fois de plus, Laurent a accueilli ce groupe international (Anglais, Galois, Suisse, Américain et Français). La manifestation a été coordonnée par Evelyne Mestres. Les après-midi d'échange ont pour but de pratiquer l'anglais ou le français (pour les anglophones) dans un cadre convivial et décontracté. A noter, qu'Evelyne dispense également des cours d'anglais sur Port-Vendres et Banyuls sur Mer, ainsi que des cours de français destinés au public anglophone souhaitant s'améliorer dans la langue de Molière.
La prochaine après midi d'échange du mois d'avril se déroulera le samedi 24 avril à 15h à la brasserie "La Fringale" à Port-Vendres.
Nul besoin d'être bilingue pour y participer, par contre il est préférable de réserver aux numéros suivants : 04 68 88 46 34 ou 06 70 70 62 10.
12:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglais, échange, langue
L'univers pictural de Gilles Olry

Né en 1956 à St Germain en Laye, Gilles Olry, artiste autodidacte, s'est entiché de l'atmosphère particulière de la cité des peintres où il a évolué au rythme des aléas de la société, en s'imposant dans un art universel très loin des démarches académiques habituelles.

Les oeuvres figurant sur les cimaises de la galerie d'art contemporain du Tenyidor respirent de couleurs, suffoquent de traits noirs, interpellent l'être dans tous ses états. Des toiles sans dessus- dessous se reflètent sous forme d'énigmes, mêlant des techniques mixtes (dessins, peinture...) et des supports multiples (toiles, papiers...).

Un joyeux brouhaha d'art en stock ! Figuratif Libre ; Sociologique et Critique ; Dadaïste ; Graffitiste ou encore Conceptuel. Une sorte d'annexe personnelle de l'encyclopédie de l'histoire de l'art, de son origine à nos jours.
Le public est aspiré dans le tourbillon Olry : des personnages dignes de Bandes Dessinées ou de cinéma : femmes aux formes voluptueuses, monstres, super héros, animaux imaginaires, robots... Tout s'imbrique allégrement dans la toile, nous racontant un instantané de la réalité. Quelquefois, se dévoile un clin d'oeil à des artistes issus de tous bords tels Picasso, Goya, Bosch... Mais, toujours remanié avec brio à la sauce Olry.

L'art jubilatoire d'Olry accuse ou ovationne les facettes de la société, mais demeure aussi un coup de pied de maître à nos propres interrogations.
A voir et à revoir !
12:07 Publié dans ARTS ET SPECTACLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olry, ternydor, art
17.04.2010
Les Nasses, un savoir faire en perdition

Les nasses (pièges en osier ou en olivier pour les poissons et les gros crustacés) ont été utilisées régulièrement par les marins pêcheurs. De nos jours, nous pouvons trouver dans les commerces de proximité de vulgaires copies, car le secret des nasses a été emporté avec la mémoire des pêcheurs de l'époque. Cependant, à Collioure, un ancien pêcheur octogénaire en fabriquait encore avec des techniques ancestrales pour son propre plaisir : François Mateu. La réalisation des nasses demande un savoir-faire spécifique. Celui-ci nous a dévoilé le mystère de leur fabrication ! Reportage- Interview.
BD : François pouvez-vous nous expliquer la composition principale d'une nasse ?
FM : Bien sûr ! La nasse est présentée sous la forme d'un panier, elle est composée de deux trous de part et d'autre, le premier formant un cône vers l'intérieur permettant aux poissons de s'engouffrer et à son opposé, une seconde ouverture de forme arrondie est reliée à une corde portant un couvercle soit en fer soit en bois d'olivier où des appâts y sont déposés (moules, oursins, poulpes avec une particularité pour leurrer les seiches car on utilise du houx...) Ainsi une fois rentrés, les poissons pris au piège ne peuvent plus en sortir !
BD: Quel est le secret pour réaliser une nasse ?
FM : Il n'y a pas de secret particulier, tout est basé sur l'art de la manipulation. C'est un travail de titan, par exemple pour réaliser une petite nasse (plus c'est petit, plus c'est difficile) il faut compter environ 30 heures de travail et ce en oeuvrant toute la journée sans relâche !
BD : Justement, de quoi avez-vous besoin pour créer une nasse ?
FM : Tout d'abord, je pars à la recherche de tiges d'oliviers, de joncs ou de roseaux sur les collines colliourencques. En effet, selon la nasse à réaliser le bois est différent : certaines demandent des joncs et des roseaux fins, pour d'autres de l'olivier. Avec de l'osier fin le travail est plus rapide mais c'est moins solide et il faut en avoir à portée de main! Ensuite, il est nécessaire de posséder du fil de nylon et un petit couteau. Puis c'est la dextérité de mes mains et mes yeux attentifs qui font le reste.
BD : En quelques mots, pouvez-vous nous éclairer sur la création de la nasse ?
FM : En principe, je récupère les tiges d'oliviers les plus longues et les plus fines, celles qui partent d'en bas du tronc (rejets), ensuite je les nettoie soigneusement, j'ôte les feuilles et j'évide un seul côté de la tige de manière à ce qu'elle soit plate du côté le plus épais. Il est important de les travailler dans les 8 jours sinon elles sèchent et ne peuvent plus se tordre aisément. Les tiges les plus fines servent aux mailles internes et les plus épaisses à former le tour. Je les fixe avec du fil de nylon, à chaque maille, je fais un double nœud. Pour les seiches ou les congres, je fabrique un cerclage avec des roseaux coupés longs et fins rendant l'ensemble plus résistant.
BD : Quelles sont les formes les plus courantes et à quelle pêche servent-elles ?
FM : Il y a toute sorte de formes avec des variantes de tailles. Par exemple, les petites nasses rondes sont destinées à la pêche aux girelles. Quand aux nasses hautes, elles sont plus adéquates pour la pêche aux poissons blancs (loups, galets...) ou pour les crustacés (homards, langoustes...). De nos jours très peu de personnes pêchent à la nasse car étant en voie de disparition, faute de relève, les techniques de pêche plus modernes ont pris le dessus. C'est Dommage !
François Mateu est sans aucun doute comme l'homme libre de Charles Baudelaire qui toujours chérira la mer !
Interview et crédit photos : Barbara Delacre
22:29 Publié dans CULTURE ET PATRIMOINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nasse, pêche, piège à poissons
Les croquants de Collioure

Au 8 rue Berthelot (perpendiculaire à l'école Jules Ferry) les passants se délectent des senteurs d'amandes grillées, de chocolat et de citron. En effet, c'est dans une petite boutique que la Famille Pons excelle dans la fabrication artisanale du croquant à l'ancienne de Collioure. L'aventure a débuté en 1986 à St Paul de Fenouillet. A cette époque, Colette avait l'habitude de proposer pour le dessert ou le goûter des croquants qu'elle confectionnait selon une recette d'une grand-mère du village. Constatant que ses amis ou ses proches avait été séduits par ce biscuit, elle eu l'idée originale de vendre ses croquants fait maison en compagnie de son époux Henri et de son fils Lilian. En 1999, ils se sont installés à Collioure, créant un petit atelier de fabrication et ont proposé alors la vente directe de leur fameux biscuit.
Ainsi, le savoir faire se transmet de mère en fils avec l'aide du papa. Ce dernier nous a dévoilé comment s'effectuer la fabrication du croquant à l'ancienne : « En premier lieu, il faut faire la pâte, pour cela on utilise des ingrédients naturels et traditionnels tels que du sucre, des œufs frais, de la farine, des zestes de citron, des amandes, des pépites de chocolat en fonction de la gamme du biscuit (croquants à l'ancienne, catalan, à l'anis, au chocolat et grand-mère). Ensuite, on fait tourner tous les ingrédients durant une vingtaine de minutes dans un pétrin afin de réaliser une pâte, puis on l'étire au laminoir (appareil qui aplatit régulièrement la pâte à 1 cm d'épaisseur). La découpe de la pâte en bâtonnets est manuelle et s'effectue à l'aide de rouleaux à disques. Les bâtonnets de pâte sont alignés sur une plaque en fer et sont dorés au jaune d'œufs. Ceci permettant de servir de colle naturelle pour ajouter les amandes. Le passage au four dure environ 25 minutes, au bout de 10 minutes les bâtonnets de pâte gonflent et prennent la forme finale du croquant. La mise en sachet (340g) est aussi manuelle ».
La famille Pons propose également d'autres biscuits tels que Les Rochers de Collioure (plus moelleux) s'apparentant aux macarons et de nombreux produits régionaux (rousquilles de la pâtisserie Roué, vins, anchois, confitures, huile et vinaigre de Collioure...).Les croquants de Collioure se retrouvent aussi sur les bonnes tables des restaurants de la région qui les proposent au café ou au dessert, avec de la crème catalane par exemple. Récemment, les fabricants ont eu l'heureuse surprise de figurer dans la boutique des produits de luxe Hédiar qui prône une vitrine de produits de qualité artisanale de la région. 


Le Croquant à l'Ancienne. Spécialité de la Famille Pons. 8 rue Berthelot 66190 Collioure. Tel : 04 68 98 08 90. Possibilité de VPC.
19:10 Publié dans GASTRONOMIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : croquants
Anne vous guide sur les pas de Matisse et Derain

En 1905, Matisse et Derain ont découvert le village de Collioure, réalisant dans le courant de l'été de cette année, une centaine d'œuvres (dessins, huiles, aquarelles). En 1994, la municipalité et l'Office de Tourisme de Collioure ont crée «Le Chemin du Fauvisme » avec un objectif principal : pérenniser à travers les œuvres de ces deux artistes, la rencontre de l'art du 20ème siècle avec le petit port catalan.
Nous avons rencontré la guide officielle du « Chemin du Fauvisme » Anne Carrère. Celle-ci nous a guidé sur les traces des fauves aux travers des vingt reproductions disséminées dans les ruelles et sur les places de la cité des peintres.
Les groupes ou les personnes en solo ont profité des explications historiques et artistiques concernant Matisse et Derain, le tout ponctué d'anecdotes croustillantes.
Ainsi, le public a appris entre autre que l'objectif commun de ces deux peintres était de mettre en évidence l'exaltation de la couleur pure sur l'espace défini de la toile. Et un jour, on parla de Fauvisme
Matisse qui à l'époque avait 35 ans était sans aucun doute le chef de file incontesté du mouvement fauve, trois groupes ont subi son influence : celui de l'atelier de Gustave Moreau, le groupe de Chatou constitué par André Derain et un artiste indépendant Kees Van Dongen qui a plus travaillé l'art de la figure que celui du paysage. Matisse âgé de 35 ans tendait plus vers l'abstraction et le simplisme sur la période 1905 tandis que Derain certainement à cause de son plus jeune âge (24 ans), était plus réaliste dans le choix des couleurs (touches mosaïquées), plus
conformiste (recherche de paysage dans le tableau ressentie par le public). Il se servait également de l'architecture sous forme de trait, d'aplats... Ce regain de liberté loin des règles académiques de la Capitale s'est retrouvé perpétuellement dans leurs œuvres : les teintes vives explosaient sur les toiles, la plage se couvrait de rouge sang ! Matisse a cité à propos de son œuvre « La Plage Rouge » « vous vous étonnez sans doute de voir une plage de cette couleur, en réalité elle était de sable jaune, je me rendis compte que je l'avais peinte avec du rouge, le lendemain j'essayais avec du jaune. Ça n'allait plus du tout, c'est pourquoi j'ai remis du rouge ». Cet hymne à la couleur fit scandale au Salon d'Automne en 1905. C'est à Paris au Grand Palais que le Fauvisme fut baptisé ainsi par Louis Vauxcelles, critique d'art au journal Gil Blas. Les réactions violentes du public et de la critique vont faire de la salle numéro 7 où les œuvres des Fauves sont exposées « le point de mire » de cette exposition. Avec « La Fenêtre Ouverte à Collioure », « La Femme au chapeau » de matisse et « Le Séchage des voiles » de Derain, la couleur de leurs œuvres est apparue telle une violence destructrice. Pourtant en 1906, à Londres les tableaux de Derain qui engendrent un mode personnel d'expression seront considérés dans un mouvement d'art contemporain. Matisse a séjourné à Collioure en 1905 mais aussi en
1906,1907,1911 et 1914 contrairement à Derain qui après la période 1905 ne reviendra pas dans le petit port catalan. Le fauvisme nous a laissé ce royaume de la couleur, véritable incendie dont les protagonistes eux-mêmes ont été choqués.
Aujourd'hui le « Chemin du Fauvisme » rend un brillant hommage à ces deux extraordinaires peintres tout en proposant une balade originale et culturelle dans les rues pittoresques du vieux Collioure jusqu'au moulin de la colline Pams.

Visites commentées sur les thèmes suivants : 'Collioure et son Architecture' et 'Le Chemin du Fauvisme'. Pour avoir de plus amples informations sur les visites guidées, contacter l'Espace Fauve, quai de l'Amirauté au 04 68 98 07 16.
18:49 Publié dans CULTURE ET PATRIMOINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : matisse derain fauvisme collioure

